Les principales sont l'ellebore, la scammonée, l'agaric, la tithimale, & autres.
HERBE à coton. Elle est molle & cotoneuse, croît aux lieux stériles ; est dessicative & astringente. Sa décoction en vin rouge est bonne à la dyssenterie ; son eau distillée aux cancers ; son herbe pilée aux ulceres.
HERBE au chat, espece de menthe que les chats aiment. Elle croît aux bords des chemins & lieux humides ; est dessicative & apéritive, bonne à la poitrine en forme de ptisane ; propre à exciter les mois ; hâter l'accouchement, & contre les morsures venimeuses.
HERBE aux cuilleres ou cochlearia. Ses feuilles sont un peu grosses & presque rondes. Elle croît dans les lieux ombrageux & maritimes : elle est chaude, dessicative, apéritive ; son usage est dans les maladies hypocondriaques, & sur-tout contre le scorbut, l'inflammation des gencives. On fait prendre le suc ou la décoction de ses feuilles.
HERBE aux deniers. Elle croît aux lieux humides : ses branches serpentent sur terre, & les feuilles sont rondes ; elles sont refrigératives & dessicatives : on s'en sert dans les affections du poumon, le flux de ventre, les hémorroïdes, le scorbut, les descentes des enfans, mais données en poudre dans de l'eau serrée, & appliquées ; contre toutes les plaies & ulceres, cuites avec du vin blanc.
HERBE aux poux. Elle croît aux pays chauds : sa graine doit être bien récente, nourrie ; elle est purgative, on ne la donne jamais par la bouche : elle entre dans les remedes détersifs pour les ulceres, les galles & la maladie pediculaire ou des poux : on la pile, on en oint la tête, & tous les poux meurent.
HERBE aux puces, grande & petite. Elle croît aux lieux incultes, dans les champs, aux bords des vignobles : on doit la choisir bien nourrie, nette, douce au toucher : elle évacue la bile jaune ; elle est spécifique dans la dyssenterie, le crachement de sang. Le mucilage de la petite s'emploie dans les inflammations de la gorge & l'ardeur des reins. L'herbe répandue par la chambre en chasse les puces.
HERBES vulnéraires. Voyez VULNERAIRES.
HERBES. (mauvaises)
On appelle ainsi toutes celles qui dérobent aux bons grains une partie de la substance de la terre qu'elles épuisent.
Celles qui sont le plus nuisibles pour le bled, sont la nielle ; sa graine est noire : elle se sépare difficilement du grain & noircit le pain :
2°. la queue de renard, dont la semence ressemble à celle de froment, elle rend le pain amer ;
3°. le ponceau ou pavot sauvage, elle se multiplie au point d'étouffer le froment ;
4°. le melilot qui donne au pain une mauvaise odeur. Enfin, les chardons & les yebles.
Le plus sûr moyen de détruire les mauvaises herbes, est de continuer les labours pendant que les grains sont en terre, mais on ne peut le faire qu'en pratiquant la méthode de la nouvelle culture, enseignée dans le Traité de la Culture des Terres. Paris, 1753.





HERBES sauvages & médicinales.