Cette maladie épaissit & endurcit le cuir, le seche & le ride : elle fait tomber le poil. Elle est causée par une humeur âcre, produite ou par les mauvaises nourritures, ou les grandes fatigues, ou la simple fréquentation des chevaux galleux. Les signes sont quand le cheval se frotte en un endroit plus qu'à un autre, comme aux jambes, à la queue, & lorsque l'endroit qui le demange est plus épais qu'à l'ordinaire. La Galle qui se manifeste par des croûtes, qui, détachées, laissent de petites plaies est plus aisée à guérir que celle appellée vive, qui ne pousse rien au-dehors qu'une espece de crasse, & fait tomber le poil.
Remede.
1°. Saigner le cheval, le purger avec la même médecine que pour le farcin, avec trois ou quatre pillules de cinabre, deux à chaque fois, pour lui purifier le sang ; ensuite on lui donne deux onces de foie d'antimoine par jour, s'il a de la peine à avaller les pillules.
Si c'est au printems on peut le mettre à l'herbe & l'y laisser nuit & jour : en été, lui faire manger du son mouillé & quelques herbes hachées comme la scabieuse, la fumeterre, la chicorée sauvage, & demi-once de soufre, le tout mêlé avec le son : en automne & en hiver, se servir des racines des mêmes herbes. On peut le purger encore de la même maniere que pour la fiévre. Après la saignée & les purgations, prenez de la racine de brionne ou couleuvrée ; ratissez-en une bonne quantité, faites-la bien bouillir un quart-d'heure dans du vinaigre, & étant tiede, frottez-en les endroits galleux deux ou trois jours de suite, on peut encore user de la pommade suivante. Prenez une livre de graisse bien nette, un quarteron ce cinabre en poudre ; mêlez le tout, & frottez-en les endroits galleux.





GALLE des chevaux.